La pénibilité et le froid, une épreuve pour les travailleurs du BTP

La pénibilité et le froid, une épreuve pour les travailleurs du BTP


Les températures descendent et les journées rallongent, mais les conditions de travail se durcissent pour les salariés. Ceux qui effectuent un travail physique, surtout en extérieur, sont particulièrement exposés aux effets du froid. Le risque d’accident du travail est plus élevé en période hivernale. Les manifestations de la pénibilité sont nombreuses : maux de dos, de gorge, de tête, de genoux… Résultats : des arrêts maladie plus fréquents ou une incapacité totale de travail.

Le froid peut être responsable d’une baisse des performances. Le système immunitaire est moins bien protégé et le risque de contracter une maladie, comme les rhinopharyngites, les bronchites, les angines de poitrine, les grippes… est plus élevé. Voir dans des cas plus graves, une hypothermie ou des gelures.

Avec tous ces risques de maladies et la fatigue accrue, il faut éviter de travailler isolé pour réduire les risques d'accidents. C'est pourquoi, il est nécessaire de se prémunir au mieux contre le froid qui accentue la pénibilité au travail.

C’est quoi la pénibilité ?


La pénibilité est le terme qui désigne un état de stress et d’usure physique et psychologique. Elle peut être définie comme « une exposition à des facteurs physiques ou psychosociaux présentant un risque pour la santé ». Elle concerne notamment :

- les travailleurs exposés pendant plus de 8 heures par jour

En cas de froid extrême, il est recommandé d’éviter l’exposition prolongée et l’effort physique important. Si le froid nécessite l’utilisation d’un équipement spécial (gants, bottes…), il faut s’en munir avant d’entreprendre le travail.

Et de nuit ?


Les salariés qui travaillent de nuit sont également exposés à des risques importants, ces risques sont même accrus par un froid plus important et un manque de visibilité.

Pour limiter l’impact du froid sur les travailleurs du BTP, il faut aménager le site de façon à créer des microclimats chauds par exemple avec le chauffage dans les salles de repos, mettre à disposition des boissons chaudes et agir sur le matériel de travail.


Qu’en est-il de la hiérarchie ?


Les travaux peuvent être interrompus s’il existe des dangers pour les travailleurs ou si l’exposition au froid est trop importante. La direction doit alors veiller à ce que les salariés soient prévenus suffisamment en avance pour qu’ils puissent mettre en œuvre les mesures de protection nécessaires (vêtements chauds, éléments isolants, etc.).


En cas de problème, les travailleurs du BTP doivent d’abord en informer leurs supérieurs. Cependant, ils sont libres d’aller porter plainte auprès des services de l’inspection du travail. Les salariés qui sont victimes d’un accident du travail ou qui doivent être hospitalisés à cause de l’exposition au froid ont droit à des indemnités journalières pour éventuellement suivre un arrêt maladie et pour compenser la perte de revenus.


Qu’en dit la loi ?


Les travailleurs dont les conditions de travail sont dégradées ou qui sont exposés à un risque augmenté par des températures trop basses ont le droit de refuser d’exécuter un ordre de leur supérieur hiérarchique. C’est le droit de retrait de l’Article L.4131-1 du Code du travail.

De nombreuses initiatives visant à améliorer la prévention du froid au travail dans le secteur du bâtiment et des travaux publics apparaissent afin de protéger les travailleurs sur les chantiers.

En réalité, le code du travail ne prévoit pas une température minimale pour la mise en place des aménagements des conditions de travail. Cependant, l'Article R4225-1 du Code du travail prévoit pour les travailleurs en extérieur qu'ils soient protégés des conditions atmosphériques comme le froid, le vent ou bien le gel.

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By

Julie K

|

February 4, 2022